Ceinture de conservation des eaux de mare

Assurer l’accès aux eaux de surface par les populations rurales et leurs bétails en saison sèche.

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ML Mali
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Maturité

Concept

A propos du projet Éditer

Le Sahel occidental du Mali est une zone à vocation agro pastorale avec une prédominance pastorale décroissante du Nord vers le Sud. Son climat de type soudano sahélien classique avec des précipitations variant entre 350–750 mm par an concentré majoritairement entre les mois de Juillet et Septembre. La zone se caractérise par des températures oscillant entre 25-40°C et donc une amplitude thermique moyenne de 15°.
Le régime hydrographique est largement tributaire d’une pluviométrie mal répartie dans le temps et l’espace. L’ensemble des cours d’eau de la zone est soumis à un phénomène d’ensablement intense de leurs fonds et de façon irréversible, car leurs cours d’eau subissent une exploitation intense pour diverses activités agropastorales. Les sols sont de type limono sableux à l’exception de ceux des bas fonds.

Cependant il faut noter que dans les quelques dernières décennies des facteurs endogènes (augmentation de la taille des troupeaux, le taux croissant de la démographie, la disparition de la spécialisation des systèmes de production, etc.) et des facteurs exogènes (changements climatiques, mondialisation de l’économie, la dégradation des ressources naturelles, etc.) ont apportés des changements notoires dans les relations entre les acteurs utilisateurs des ressources naturelles. L’ensemble de ces facteurs contribuent de nos jours à l’exacerbation du processus de dégradation des ressources naturelles et engendrent des compétitions dont les corollaires sont les conflits entre les acteurs/trices, la multiplicité des intérêts, la divergence des stratégies d’exploitation ou de production.

Face à cette situation, des efforts sont entrepris par l’Etat et les partenaires au développement à travers les projets et programmes d’aménagement des infrastructures d’hydrauliques (Puits à grand diamètre, forages surcreusement de mares et des barrages de rétention d’eau,...).
L’aménagement de ces infrastructures demande le plus souvent de gros moyens et sont liés à la mobilisation de financements extérieurs d’où leur nombre limité et une mauvaise gestion.
Partant de ces contraintes il est opportun de penser à d’autres solutions locales moins chères et moins contraignantes.

La ceinture de conservation des eaux des mares se veut une innovation permettant de maintenir l’eau de ruissellement dans les mares. Les mares et ont une faible capacité de rétention. En effet, la zone regorge de plusieurs mares temporaires peu profondes qui sont très vite débordées en saison des pluies. Elles s’assèchent le plus souvent 3 à 4 mois après la saison des pluies.
L’innovation consiste à élever les bordures des mares par des sacs en filet remplis de sable et capables de résister au soleil et à l’eau. Dans la mesure où la plupart des communautés sont analphabètes, le premier travail consistera à apprendre aux animateurs villageois des notions élémentaires de relevés topographiques pour identifier le sens d’écoulement de l’eau vers la mare. Des diagnostics seront nécessaires pour des questions foncières. Pour l’exécution des travaux, le ou les villages concernés s’organiseront pour la mobilisation de la main d’oeuvre. Il s’agit de bloquer l’écoulement de l’eau une fois que les mares sont remplies. Les sacs seront disposés aux parties supérieures des mares à une hauteur d’environ 1m. La disposition aura l’image d’un cordon pierreux aux bords des mares, mais la ceinture ne sera pas fermée car la partie inférieure sera laissée ouverte pour permettre à l’eau de rentrer dans la mare. Elle permettra à la mare d’augmenter son volume d’eau et du coup aura une influence sur le taux d’infiltration.

En quoi ce projet est-il singulier et créatif ? Éditer

La singularité du projet de ceinture de conservation des eaux de mares repose sur son caractère simple et accessible, basé essentiellement sur les matériaux locaux et l’engagement des populations intéressées.

Quelle est la plus-value sociale du projet ? Éditer

Le projet permet aux populations rurales, les transhumants et leurs bétails d’accéder durant toute la saison sèche à l’eau. Le projet de ceinture de conservation favorise l’amélioration des revenus des populations sédentaires et transhumants car avec la rareté des pluies, elles ont une économie de plus en plus basée sur l’élevage.
Les familles transhumantes arrivent dans la zone et rencontrent des problèmes dans le partage des ressources en eaux avec les sédentaires. Elles sont obligées de se replier aux abords des points d’eau où la plupart des besoins y sont satisfaits. Le projet offre ainsi un cadre de cohabitation harmonieux entre les populations autochtones et allochtones.

Quel est le potentiel de déploiement de cette initiative ? Éditer

Le potentiel de déploiement de la ceinture est important avec sa capacité d’adaptation dans toute la zone et même dans d’autres localités menacées par l’avancé progressive du désert. Le processus de transfert des compétences en cours de l’Etat aux collectivités décentralisées dans le domaine de la gestion des ressources naturelles peut être un facteur de réussite de l’idée.
L’intérêt pour les populations rurales à entretenir et préserver leurs principales sources de revenu pourra aussi constituer un facteur déterminant dans l’appropriation du projet.

Quel a été le facteur déclenchant de ce projet ? Éditer

L’accès des populations aux ressources en eaux devient de plus en plus difficile et la gestion des points d’eau est source de conflits entre acteurs résidants et transhumants. Les zones de refuge des transhumants sont les aménagements Etatiques, et ceux des projets car les ressources naturelles (fleuves, forêts …etc.) sont soit dégradées ou protégées par des lois. La classification de la boucle du Baoulé comme patrimoine mondiale de l’UNESCO ; forêt située tout au long du fleuve ; constitue la plus grande réserve en pâturage et la principale voie d’accès à l’eau du fleuve en est un exemple.
Le développement de stratégies compensatoires s’impose pour retenir le bétail hors de la réserve.

Quel est le modèle économique de ce projet ? Éditer

Le modèle économique du projet repose sur l’adaptation des systèmes de production aux changements climatiques pour une pérennisation des revenus des populations rurale. C’est un modèle qui veut améliorer la productivité agropastorale. Le projet ne demande pas beaucoup de moyens en comparaison par exemple à un surcreusement de mares. Il est juste conditionné par l’acquisition des sacs pour la réalisation du projet.

Ce projet met-il en œuvre une forme d'intelligence collective et si oui, en quoi ? Éditer

Ce projet participe-t-il de la protection de l’environnement, et plus généralement, de la transition écologique ? Si oui, en quoi ? Éditer


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