Participation communautaire: L'implication des hommes dans le PTME

Renforcer la capacité des Organisations de la Société Civile pour la mise en œuvre du plan national d’élimination de la transmission du VIH de la mère a l’enfant

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CD Congo-Kinshasa

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A propos du projet Éditer

En RDC, la séroprévalence du VIH est élevée et toutes les provinces du pays sont touchées. Autant les hommes, les femmes que les enfants paient au plus fort le lourd tribut à cette pandémie. Selon le rapport épidémiologique 2009, le nombre de personnes vivant avec le VIH en 2010 est estimé à 1.082.040 dont 575.375 enfants de moins de 15 ans ; 337.240 adultes de plus de 15 ans et 40.225 enfants de moins de 15 ans vivant avec le VIH ont besoin de traitement ARV.
La PTME (Prévention de la transmission mère- enfant du VIH) est un terme généralement utilisé pour désigner les programmes et les interventions qui visent à réduire le risque de transmission mère- enfant (TME) du VIH. Longtemps sous-estimé et ignoré, il est actuellement reconnu comme étant une des principales stratégies de lutte contre la propagation du VIH/SIDA. En effet, la PTME ne permet pas seulement de sauver la vie de nombreux enfants qui naissent de mères VIH+, réduisant ainsi la morbidité et la mortalité maternelle et infantile, mais en plus elle est le socle de la lutte contre le VIH/SIDA.
Le Programme National de Lutte contre le VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles (PNLS) estime à 42.000 le nombre d’enfants annuellement infectés par le VIH à la suite d’une transmission verticale dans un contexte où l’allaitement maternel est de règle. En plus, la proportion des cas de Syndrome d’Immunodéficience Acquise (SIDA) chez les enfants de moins de 5 ans sur le total des cas notifiés était passée de 8% en 1997 à 23% en 2003. La prévalence de l’infection à VIH chez les femmes enceintes est de 3,5% et parmi les 2.576.800 grossesses attendues en 2010, 82.557 femmes enceintes séropositives ont besoin de services de PTME. La prévalence du VIH chez les femmes de moins de 15 ans est estimée à 0,33%.

Il s’agit de renforcer la capacité des Organisations de la Société Civile en plaidoyer, planification et mise en œuvre du plan national d’élimination de la transmission du VIH de la mère en l’enfant, en partenariat avec le système de santé, les hommes et les familles.

ABREVIATION:

1. EPTME : Elimination de la Transmission Mère Enfant du VIH
2. PTME : Prévention de la transmission Mère Enfant du VIH
3. VIH: Virus de l'immunodéficience humaine
4. ARV : Antirétroviraux
5. CPN : Consultation prénatale


En quoi ce projet est-il singulier et créatif ? Éditer

Il s’agit de sortir de l’approche médicale classique focalisée sur le couple mère-enfant et sur le renforcement du système de santé (offre de service), sans augmentation de la fréquentation des services de santé maternelle par les femmes (demande de service) pour une approche basée sur la famille. Pour cela il faut améliorer la participation communautaire pour une plus grande implication de l’homme (mari ou partenaire de la femme enceinte).

Quelle est la plus-value sociale du projet ? Éditer

La participation communautaire pour une approche familiale comme stratégie nationale dans le cadre de la PTME va:
• Encourager les hommes à se faire dépister, en prenant en main la responsabilité de la PTME comme un engagement parental de la mère et du conjoint/partenaire.
• Améliorer la compréhension des hommes sur la planification familiale, autre pilier de la PTME.
• Responsabiliser les hommes qui désormais vont accompagner la femme enceinte dans ses visites.
• Amener l’homme à accorder une attention plus importante à la santé de la femme et de l’enfant.
Tous ces facteurs contribuent à l’utilisation des services et à la réduction de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.

Quel est le potentiel de déploiement de cette initiative ? Éditer

La combinaison des stratégies au niveau national qui a met au centre de ses actions la réduction de la stigmatisation et fait la promotion de la stabilité familiale ainsi que l'importance de la continuité des soins à travers :
• La sensibilisation des autorités sanitaires ;
• La mobilisation des autorités nationales et locales, les leaders de la communauté ainsi que les confessions religieuses pour la cause ;
• Le renforcement du système communautaire ;
• Le partenariat entre la santé et la société civile ;
• La sensibilisation des communautés et des familles ;
• La promotion des leaders masculins acquis à la stratégie (les champions).

Quel a été le facteur déclenchant de ce projet ? Éditer

Par sa population importante et sa faible disponibilité et utilisation des services de PTME, la RDC est un des pays d’Afrique qui contribue de manière significative aux nombres des besoins non couverts. Sur les 2.576.800 femmes enceintes attendues en 2010, 2.249.944 n’ont pas accès au dépistage du VIH porte d‘entrée des services PTME. Parmi les 82.557 femmes enceintes séropositives estimées pour 2010, 79.186 n’ont pas reçu les ARV pour réduire la transmission mère enfant.

Les résultats de la PTME en RDC sont également médiocres si on les compare aux progrès accomplis dans les pays voisins (Congo Brazza 60% RCA 56 %, Burundi 29,96 % et au Rwanda de juillet 2010 à juin 2011, le programme national de PTME a réalisé le dépistage pour 84% des hommes partenaires de femmes enceintes séropositives)
Les principales causes de ce retard, selon les autorités sanitaires résident dans :
• La faiblesse du système de santé ;
• L’insuffisance de ressources financières.

A cela, il faut ajouter la faible mobilisation des femmes enceintes pour la fréquentation des services de santé fonctionnels (Selon l’enquête MICS en 2010, 87 % des femmes enceintes ont fait au moins une CPN au cours de leurs grossesses, 44 % ont fait au moins 4 fois une CPN). Cela est dû en grande partie à la trop grande attention accordée aux aspects médicaux au détriment de l’implication des organisations de la société civile (ONG et Associations). On note également la faible attention accordée à la place de l’homme (conjoint ou partenaire de la femme) comme cible du programme.

Quel est le modèle économique de ce projet ? Éditer

Il n’y a pas de modèle économique de ce projet, mais il est possible d’envisager des études pour évaluer l’impact économique du plan d’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant en estimant les bénéfices résultant de :
• La diminution de la mortalité maternelle et infantile ;
• La rupture de la chaîne de transmission de nouvelles infections ;
• La diminution du nombre d’orphelins et d’enfants vulnérables au SIDA ;
• L’impact démographique de la planification familiale.

Ce projet met-il en œuvre une forme d'intelligence collective et si oui, en quoi ? Éditer

Ce projet participe-t-il de la protection de l’environnement, et plus généralement, de la transition écologique ? Si oui, en quoi ? Éditer


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